Pour tous les verbes, sauf le verbe être, l'imparfait se forme :
- à partir du radical du verbe conjugué à la première personne du pluriel du présent
nous jou-ons
- auquel on ajoute les terminaisons ais, ais, ait, ions ,iez, aient
je jou-ais, tu jou-ais, il jou-ait...
verbe être : j'étais, tu étais, il était, nous étions, vous étiez, ils étaient
Elsa, chanteuse et comédienne, 15 ans en 1988
J'ai commencé la musique à 13 ans, alors à 15 ans, je (vivre) déjà beaucoup sur les plateaux de télé ou de radio. En même temps, je (continuer) à aller à l'école, à Paris. Mais je (s'absenter) souvent du lycée et plus je (manquer) la classe, plus c' (être) dur de revenir et surtout de faire mes devoirs. J' (être) plutôt timide et solitaire. Je n' (avoir) pas de copains en classe. Ma meilleure amie, que je (connaître) depuis nos 10 ans, avait quitté le lycée...
Quand j' (arriver) à l'école, on me (demander) des autographes, les gens (fredonner) mes chansons et ça me (mettre) mal à l'aise. Alors je (dire) que ce n' (être) pas moi, que c' (être) juste une ressemblance. Je ne (vouloir) pas qu'on me regarde, qu'on fasse attention à moi. Et en même temps, je (se sentir) très heureuse de faire ce métier, même si j' (être) entre deux mondes, celui de l'enfance et celui des adultes.
d'après Phosphore, juillet-août 1996
Jeanne Calment, doyenne de l'humanité (121 ans), 15 ans en 1890
C' (être) il y a très longtemps, je (vivre) déjà à Arles... Je me souviens bien de mes 15 ans. J' (avoir) beaucoup d'amies et j' (aller) encore à la pension où je (suivre) des cours d'anglais, de français et où je (faire) de la couture, de la musique... Mais je n'y (rester) pas la nuit, sauf quand mon père (partir) travailler à la campagne.
Moi j' (aimer) bien ça : tout ce qui (changer), tout ce qui (être) nouveau me (plaire). C'était une pension publique, pas religieuse, avec une discipline assez sévère. Et moi, j' (être) polissonne, mais on me (pardonner).
A 15 ans, mon père ne (vouloir) pas que j'aille danser, je n'ai commencé que lorsque j'ai été mariée. A cette époque, je (recevoir) mes amies, nous (broder), nous (faire) de la musique, de la peinture, nous (discuter). Il n'y (avoir) pas de garçon, mon père n'aurait pas été d'accord. C'était comme ça, les filles (écouter) leur père. Mais le mien me (punir) sans me punir, juste pour la forme, parce qu'il (comprendre) la jeunesse. Il (être) très intelligent, il a construit deux grands bateaux, il est mort à 100 ans.
d'après Phosphore, juillet-août 1996
Chaque dimanche, avant la guerre, Morissot (partir) dès l'aurore, une canne en bambou d'une main, une boîte en fer-blanc sur le dos. Il (prendre) le chemin de fer d'Argenteuil, (descendre) à Colombes, puis (gagner) à pied l'île Marante. A peine arrivé en ce lieu de ses rêves, il (se mettre) à pêcher; il (pêcher) toute la nuit.
Chaque dimanche, il (rencontrer) là un petit homme replet et jovial, M.Sauvage, mercier, rue Notre.Dame-de-Lorette, autre pêcheur fanatique. Ils (passer) souvent une demi-journée côte à côte, la ligne à la main et les pieds ballants au-dessus du courant; et ils s'étaient pris d'amitié l'un pour l'autre.
En certains jours, ils ne (parler) pas. Quelquefois ils (causer); mais ils (s'entendre) admirablement sans rien dire, ayant des goûts semblables et des sensations identiques.
in : Maupassant, Deux amis
Madame Rosa (avoir) des cheveux gris qui (tomber) [...] parce qu'ils n'y (tenir) plus tellement. Elle (avoir) très peur de devenir chauve, c'est une chose terrible pour une femme qui n'a plus grand chose d'autre. Elle (avoir) plus de fesses et de seins que n'importe qui et quand elle (se regarder) dans le miroir elle (se faire) de grands sourires, comme si elle (chercher) à se plaire. Le dimanche elle (s'habiller) des pieds à la tête, (mettre) sa perruque rousse et (aller) s'asseoir dans le square Beaulieu et (rester) là pendant plusieurs heures avec élégance. Elle (se maquiller) plusieurs fois par jour mais qu'est-ce que vous voulez y faire. Avec la perruque et le maquillage ça (se voir) moins et elle (mettre) toujours des fleurs dans l'appartement pour que ce soit plus joli autour d'elle.
in : Romain Gary (Emile Ajar), La vie devant soi
Jean-Claude Casadesus, 15 ans en 1950, chef d'orchestre
Mes parents, comédiens et musiciens, ne pas que je me lance dans la musique. Ils trop bien les aléas de la vie d'artiste. Moi, je n' qu'une seule envie : en faire ! J' passionné par Jean Sébastien Bach, le tango et la valse viennoise. En plus du jazz que j' . Je des heures sur les rythmes de Sidney Bechet et Claude Luther. Je aussi de faire du théâtre, d'entrer à Sciences-Po pour devenir reporter... Mais le son me par-dessus tout. Cet amour ne m'a jamais quitté.